Je n'ai pas entrepris pour être mon propre patron.
Quand je réfléchis à pourquoi j'ai commencé à entreprendre, je me rends compte que ça remonte à bien plus loin que la création de ma première entreprise.
Depuis très jeune, j'ai toujours été assez débrouillard. J'achetais des choses, je les revendais. Plus tard, pendant mes études, je faisais la même chose avec des voitures, des scooters pour gagner un peu d'argent.
Mais je crois que mon véritable déclic est venu d'ailleurs.
De la frustration.
J'ai travaillé dans des entreprises de toutes tailles, de la TPE au groupe international. Et partout, j'ai retrouvé des situations qui me rendaient dingue.
Des décisions absurdes. Des processus inutiles. Des validations de N+1, N+2, parfois N+3, pour des conneries qui auraient pu être réglées en cinq minutes.
Et attention, je suis loin d'avoir la science infuse. Je ne prétends pas savoir mieux que tout le monde.
Mais franchement, parfois, je me demandais comment on pouvait rendre des choses aussi simples aussi compliquées.
Je crois que j'en avais surtout marre de subir des décisions auxquelles je ne croyais pas.
Alors j'ai eu envie de faire autrement.
Faire les choses à ma manière. Prendre mes propres décisions. Tester, me planter, ajuster, recommencer. Sans devoir convaincre trois personnes avant de pouvoir avancer.
Et surtout, assumer.
Si ça fonctionne, c'est grâce à mes décisions. Si ça foire, c'est aussi de ma responsabilité.
Et c'est probablement ce que j'aime le plus dans l'entrepreneuriat.
Mais c'est aussi ce qu'il y a de plus difficile.
Parce que lorsqu'un problème arrive, tu ne peux plus te cacher derrière ton responsable, accuser une procédure ou attendre que quelqu'un décide à ta place.
Le problème, maintenant, c'est toi qui dois le résoudre.
Et crois-moi, ça te met face à tes propres limites.
J'ai découvert des faiblesses que je ne soupçonnais pas, remis en question des certitudes et compris énormément de choses sur moi-même.
Ce n'est pas toujours agréable. Mais c'est terriblement formateur.
Et puis, il y a une autre raison, peut-être un peu prétentieuse, mais que j'assume complètement.
J'ai toujours eu envie de changer le monde. Ou au moins une petite partie.
Pas nécessairement construire un empire ou révolutionner toute une industrie.
Mais créer quelque chose qui apporte une vraie valeur, qui améliore ce qui existe et qui laisse une trace.
Finalement, je crois que je n'ai pas entrepris uniquement pour être libre.
J'ai entrepris parce que je préfère assumer mes propres erreurs plutôt que de subir éternellement les décisions des autres.
Et quitte à passer autant de temps à travailler, autant essayer de construire quelque chose qui me ressemble.
Qu’en pensez-vous ?
Un avis sur l’article, une émotion à partager. À vous de choisir.
Cliquez à nouveau pour retirer votre choix. Les compteurs sont visibles par tous, sans nom affiché.
